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Mon bébé se réveille souvent la nuit : faut-il forcément lui apprendre à s’endormir seul ?

Photo du rédacteur: Camilla Lescano
Camilla Lescano
il y a 2 jours
4 min de lecture

Votre bébé vous appelle plusieurs fois par nuit. Vous le rassurez, vous le bercez, vous l’allaitez ou vous lui redonnez sa tétine… puis vous recommencez quelque temps plus tard.

En cherchant des réponses, vous avez peut-être lu qu’il devait apprendre à s’endormir seul pour mieux dormir. Mais est-ce forcément la première chose à travailler ?

L’autonomie à l’endormissement peut être une piste, mais elle ne suffit pas à expliquer toutes les nuits difficiles.Avant de modifier vos habitudes, il est utile de regarder l’ensemble de la situation.

Les réveils nocturnes sont-ils toujours un problème ?

Les bébés n’ont pas tous le même rythme de sommeil. Les réveils nocturnes, notamment pour s’alimenter, font partie des premiers mois, et les besoins évoluent avec l’âge. Il n’existe pas une date à laquelle tous les bébés devraient faire leurs nuits.

En consultation, je m’intéresse donc à plusieurs choses : l’âge de votre enfant, ce qui se passe lors des réveils, la façon dont il se rendort, mais aussi votre fatigue et ce que vous souhaitez faire évoluer.

Un fonctionnement peut convenir à une famille et devenir difficile à tenir pour une autre. Vous avez le droit de chercher des solutions lorsque les nuits deviennent épuisantes.

S’endormir dans les bras : une mauvaise habitude ?

Bercer, allaiter ou rester près de son bébé sont des façons de l’accompagner. Vous n’avez pas à culpabiliser d’avoir utilisé ce qui vous aidait jusqu’ici.

Chez certains enfants, les conditions d’endormissement peuvent toutefois contribuer aux demandes d’aide pendant la nuit : ils recherchent alors les mêmes gestes pour se rendormir. C’est une piste possible, à examiner dans son contexte.

La question que je pose aux parents est donc : « Est-ce que cette façon de faire vous convient encore ? »

Si la réponse est oui, il n’y a pas lieu de vouloir tout changer par principe. Si chaque coucher et chaque réveil deviennent éprouvants, nous pouvons réfléchir à une autre manière d’accompagner votre enfant.

Trois points à regarder avant de changer l’endormissement

1. Observer le rythme sur plusieurs jours

À quelle heure votre enfant se réveille-t-il ? Quand fait-il ses siestes ? Combien de temps dure le coucher ? Les journées se ressemblent-elles ou sont-elles très différentes ?

Noter ces informations pendant quelques jours permet d’avoir une vision plus précise que le souvenir d’une seule mauvaise nuit.

Dans mon approche, le rythme fait partie des premiers éléments à explorer. Je cherche à comprendre comment s’articulent les journées et les nuits avant de proposer des changements.

2. Rendre le coucher plus prévisible

Une routine calme, avec des étapes qui reviennent dans le même ordre, peut aider l’enfant à se préparer au sommeil. Elle n’a pas besoin d’être longue ni compliquée.

L’objectif est de trouver un rituel que vous pouvez répéter facilement : quelques gestes familiers, un moment ensemble, puis le coucher.

Observez aussi ce qui se passe concrètement : à quel moment votre enfant semble-t-il se détendre ? Quand les difficultés commencent-elles ? Qu’est-ce qui vous paraît facile ou, au contraire, difficile à maintenir ?

3. Comprendre ce que vous souhaitez faire évoluer

« Mieux dormir » peut vouloir dire plusieurs choses : raccourcir un coucher qui dure une heure, pouvoir passer le relais à l’autre parent, diminuer les interventions nocturnes ou retrouver un peu de temps le soir.

Choisir une priorité aide à construire un plan plus clair. Je préfère définir avec vous un changement réalisable plutôt que vous proposer de transformer toutes vos habitudes en même temps.

Peut-on accompagner l’autonomie progressivement ?

Dans mon travail, l’autonomie à l’endormissement n’est pas une consigne à appliquer de la même manière à tous les enfants.

Lorsque cette piste correspond à la situation et aux souhaits des parents, nous définissons des étapes pour faire évoluer leur présence et leur aide progressivement.

Cela ne signifie pas promettre une transition sans aucune protestation. Je ne promets pas « zéro pleur » : je propose un cadre dans lequel les parents savent comment accompagner leur enfant et comment ajuster ce qui a été prévu.

L’âge, les besoins de l’enfant et ce que les parents se sentent capables de mettre en place guident les choix. Une démarche doit pouvoir s’intégrer à votre vie de famille.

Quand demander un avis médical ?

Des réveils accompagnés de douleurs, de difficultés à s’alimenter, de ronflements réguliers ou de pauses respiratoires nécessitent un avis médical. Un accompagnement sommeil ne remplace pas cette évaluation.

Les repas nocturnes ne doivent pas non plus être supprimés automatiquement : les besoins alimentaires de votre bébé doivent être pris en compte avec le professionnel de santé qui le suit.

Et si vous avez déjà essayé beaucoup de choses ?

Vous avez peut-être avancé le coucher, changé le rituel, essayé de rester près du lit… sans savoir ce qui aide vraiment.

En consultation, mon rôle est de reprendre ces essais avec vous : ce qui a été tenté, pendant combien de temps, dans quelles conditions et avec quels résultats. Cela permet de choisir des priorités adaptées à votre situation.

Je suis Camilla Lescano, consultante sommeil pour les bébés et les enfants de 0 à 5 ans, à Toulouse et en visio.

Mon plan sommeil personnalisé vous permet de faire le point lors d’une consultation, puis de repartir avec des recommandations écrites et des étapes concrètes, adaptées à votre famille.

Vous pouvez retrouver les détails de cette formule sur la page « Accompagnements » de mon site.

 
 
 

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